lundi, 29 octobre 2007
"60 minutes" pour un mufle
J'abandonne encore une fois le copié-collé des nouvelles concernant la mise au pas des médias pour vous donner un sentiment personnel.
Bien des blogs aujourd'hui glosent sur la dernière sortie de notre Empereur-Président Sarko 1er.
Pensez donc ! Se lever en pleine interview avec une journaliste américaine : la goujaterie et l'inélégance rarement conjuguées avec un tel brio ont de quoi faire frémir ses détracteurs, bicher ses thuriféraires et rappelent aux rares personnes qui ont encore un peu de mémoire les excès de suffisance d'un certain Mitterand...
Mais l'angle qui m'interesse, c'est celui de ce pauvre attaché de presse de l'Elysée, qui semble-t-il était le destinataire du "Quel Imbécile!" prononcé par notre monarque élu.
Comme n'importe quel client insatisfait d'agence de RP, l'illustre grand homme qui péside aux destinées de notre belle nation s'en prend donc au professionel qui n'aurait pas fait son métier correctement en organisant un RV avec uhn journaliste impertinent.
Plusieurs réflexions :
1) Le métier d'un attaché de presse c'est d'organiser des rendez-vous avec des journalistes, et dans certains cas, d'aider le client à préparer ses réponses, pas de sélectionner les questions. Les RP ne sont de la pub quan si on controle les médias. Sarko ne contrôle pas encore CBS.
2) J'ai de bonnes raisons de douter qu'on puisse devenir attaché de presse à l'Elysée sans savoir que 60 minutes est l'émission de télévision américaine qui a la plus grande réputation d'indépendance et d'honneteté journalistique. A moins que mon confrère ne soit un âne bâté, penser qu'il n'en ait pas prévenu Sarko c'est comme imaginer qu'on ait pu nommer Brice Hortefeux ministre. Quoi? Ah? bon, mais quand même... Quelque part, être Président de la République sans connaître l'une des meilleures émissions politiques du Monde, c'est aussi de la faute professionnelle.
3) Même quond une question vous déplait, il est des manières de ne pas y répondre plus élégante que de se lever et de sortir de la salle. L'inconvénient d'être au sommet c'est que plus personne n'ose vous rappeler les limites. Si le petit Nicolas s'était contenté de faire ses yeux de chien battu et de dire "Ceci est ma vie privée, et c'est encore trop récent pour que j'ai envie d'en parler" tout ce qui serait resté de l'émission c'est "Sarko ami des USA". Mais quand on prend un courtisan pour preparer ses RV journalistes au lieu d'accepter un professionnel susceptible de vous dire en face des choses dérangeantes il ne faut pas s'étonner du résultat.
En conclusion, ne croyez surtout pas que ces reflexions ne s'adressent qu'à Sarko. J'ai croisé dans ma carrière bien deschefs d'entreprise aux aussi menacés par une cour de flatteurs qui leur dit ce qu'ils veulent entendre. Le consultant RP, comme bien des metiers de conseil est tiraillé entre sa relation commerciale : faire plaisir au client et son professionalisme. Quelque soit l'appât du gain, il faut savoir garder sa faculté de réfléchir voire d'indisposer, sinon on ne sert à rien.
15:12 Publié dans liberté de presse, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, relations presse, sarkozy
vendredi, 26 octobre 2007
Dessine moi un neuneu
Honneur à un grand journaliste libanais.
Je me suis répandu ailleurs en imprécations contre l'Orient le Jour, coupable, à mes yeux d'exciter la division entre chrétiens et le racisme anti-arménien à l'occasion de la partielle du Metn. Ca me donne d'autant plus de liberté pour applaudir ce superbe édito de Gaby Nasr :
Dessine moi un neuneu
Coucou ! Toujours pas de président ? À la bonne heure, rien ne presse. Mais chut ! À Bkerké, quatre stagiaires dessinent avec application une guirlande de portraits-robots tout nus. Aux dernières nouvelles, ils en sont encore à comparer les courbures du bedon. Faut dire que chez les Arabes la notion de temps est très aléatoire. Mais bon, il n’est jamais trop tard pour être en retard.
Donc à moins d’un mois de la date limite, on ne connaît toujours pas le nombre et encore moins l’identité exacte des cobayes qui se bousculent en haletant autour du fauteuil bancal, tout animés bien entendu de l’esprit du sacrifice. Ou encore, ce qui est plus rigolo, pour répondre à un appel pressant du populo. Un euphémisme très au-dessous de la réalité. En vérité, quatre millions de Libanais menacent de se taillader les veines et de se jeter collectivement de Raouché, si l’un ou l’autre des candidats n’était pas couronné Neuneu 1er de Baabda.
Pour l’heure, en tout cas, la bisbille est dans le camp chrétien. Ceux qui savent lire, écrire et se laver les mains avant de passer à table s’en battent les claouis. Finalement, y a que les laboureurs de province que ça excite. Alors du calme et attendons… Les comiques troupiers du marigot politique aiment carburer dans l’urgence. Comme cela, à minuit moins une, le 23 novembre, l’élection sera encore mieux bâclée. Un scrutin rapidement torché pour un fauteuil branlant. Bienvenue dans le troisième millénaire !
Ce qui n’est pas pour déplaire à l’opposition. Ainsi, il y a quelques jours, des journalistes étaient en train de roupiller lorsque le député Nasser Nasrallah – mal rasé, en attendant de grimper les échelons et de gagner une barbe complète – les a soudain réveillés par une saillie primesautière : « Le négoce présidentiel patauge entre trois ou quatre noms ; dès qu’on se mettra d’accord, l’élection ne sera plus qu’une formalité. » C’est à peine si ce brillant libéral n’a pas ajouté : « Laissez votre numéro, on vous appellera ! » Monsieur Nasrallah est trop bon…
Entre négoce et élection, le futur barbu a découvert l’oxymore sans le savoir. Oxymore, c’est-à-dire association de deux termes complètement contradictoires. Comme Liban et démocratie, par exemple…
Gaby NASR
11:45 Publié dans liberté de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, liban, paix, liberté de presse
jeudi, 20 septembre 2007
Contestataire mon blog?
Il y a quelques jours, je laisse un message sur le blog d'un adorable journaliste spécialisé dans la culture. Comme son blog est sur hautetfort, je mets macinalement un lien vers cette page dans ma signature.
Il me répond (entre autres choses) "tiens, salut, je ne savais pas que tu avais un blog contestataire".
Non, je ne lui avais pas dit que j'ai un blog, certes. Mais le plus drôle, c'est que je n'ai jamais eu conscience que ce blog soit contestataire.
Nous en voici donc là? Se poser la question de savoir si les multiples collusions avérées du pouvoir et des médias sont un danger pour la démocratie est devenu "contestataire"?
Oui sans doute. Ce garçon est intelligent, cultivé, expérimenté... C'est moi qui dans mon aveuglement ne me suis pas rendu compte que parce que j'ai gardé ma capacité à m'insurger je me mets progressivement en marche de la société.
Autour de moi chacun plie et s'accomode. Tous les roseaux pensants vaquent à leurs occupations, laissant "ces choses là" à d'autres. Ils plient. Un jour, il ne restera plus qu'une petite poignée de chênes bêtement dressés dans le vent.
Il sera facile alors de nous déraciner, vilains contestataires que nous sommes. Après tout qui se soucie de savoir si un vote conditionné par TF1 et consorts reste un vote démocratique?
les politiques? tout ce qu'ils voudraient c'est controler TF1 à la place de celui qui controle TF1
les financiers? Ils sont ravis du système : pensez quand le même groupe possède les agences de pub et le magazine qui traite de la pub, c'est pain béni ! Quand le même groupe produit des avions et le journal que lisent les généraux : c'est du caviar
les citoyens? gavés de divertissement à deux balles ils se passionent plus pour l'élection de la Nouvelle Star ou le nouveau maillot de l'équipe de France que de savoir de quel droit Madame Sarkozy refuserait de déférer à une commission d'enquête parlementaire.
Y a t il un seul d'entre vous qui se rende compte ce que cela veut dire de refuser de déférer à une commission d'enquête parlementaire? Et personne ne dit rien, ou si peu, ou si mal... Et le lendemain, chacun s'en va travailler benoitement, alors que la République est bafouée par ceux qui sont élus pour la défendre.
Avoir le sens de l'honneur, du droit, de la justice, c'est être devenu "contestataire" dans ce pays...
Ahhh cher ami, tu as raison de ne t'occuper que d'écrivains, de chanteurs et de gentilles actrices. Pendant que nos artistes se regardent le nombril ou vont à la soupe de l'Elysée, les fonds de pension mettent notre pays en coupe réglée pour payer les retraites des vieux de Chicago ou de Londres. Leurs séides investissent la politique et les médias pour s'assurer qu'on se taise et qu'on se laisse tondre. Et pendant que les starlettes sourient sur le petit ecran, les sportifs steroidés s'échinent sur les stades pour amuser la galerie... pas de totalitarisme sans sport et culture pour les masses.
04:50 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, bayrou, sarkozy, liberté de presse
mercredi, 19 septembre 2007
Allez donc voir Arret sur Images
je reçois ce courrier de Daniel Schneidermann. Il m'agaçait Daniel Schneidermann. Sa manière parfois de chercher midi à 14 heures et de voir la mal partout, là où souvent il n'y avait que de l'incompétence, de la paresse ou une autocensure venant d'une crainte sans fondement, pas issue d'une vraie pression en tout cas.
Et puis, voilà t il pas qu'il se fait virer de la télé juste dans la foulée de l'érection de Sarko...
Bizarre? En tout cas le revoilà en bataille, alors un peu de pub :
Le saviez-vous ? Deux anciens dirigeants de TF1, Patrick Le Lay et
Etienne Mougeotte, comparaîtront bientôt devant le tribunal
correctionnel d'Alès (Gard)
<>,
pour violation et recel du secret de l'instruction.
Le Droit de savoir (TF1) avait filmé, et diffusé, les aveux d'assassins
présumés, devant les gendarmes.
Même TF1 ne peut pas tout se permettre !
Le saviez-vous ? La direction de l'AFP a dû modifier un titre de dépêche
sur pression du cabinet de Xavier Darcos
<>, ministre de
l'Education. Il s'était un peu trop avancé sur une éventuelle réforme du
bac ? Qu'à cela ne tienne, l'AFP change son titre.
Le saviez-vous ? Non.
Vous ne le saviez pas, parce que les medias détestent parler des
dérapages des medias.
Voilà pourquoi *nous avons décidé de recréer Arrêt sur images sur le
Net* : pour que vous sachiez comment les medias vous informent... ou ne
vous informent pas.
D'ores et déjà, notre site provisoire vous attend
<http://arretsurimages.net/> ( http://arretsurimages.net ).
Et pour que nous puissions enquêter en toute indépendance, notre
première source de financement, ce sera... vous.
En cinq jours, vous avez déjà été plus de 10 000 à vous abonner. Si ce
n'est pas encore fait, abonnez-vous dès aujourd'hui
<http://arretsurimages.net/abonnement> ( sur
http://arretsurimages.net/abonnement ). Plus vous serez nombreux, plus
vous nous permettrez de construire un site définitif, indépendant et
complet.
Egalement au sommaire de cette première semaine de notre site provisoire :
Pourquoi dit-on « on a gagné », mais « ils ont perdu »
<http://arretsurimages.net/post/2007/09/14/Ils-ont-perdu:-...> ?
Sebastien Bohler vous l'explique.
Les 20 Heures de TF1 et France 2 ont prêté (sans complexe) leur antenne
au déménagement médiatique (sans complexe) de la ministre Christine
Boutin à Lyon. Si vous les avez ratés, ne manquez pas le montage -
rattrapage d'Aurélie Windels
<http://arretsurimages.net/post/2007/09/18/Demenagement-me...>.
Enfin, Elisabeth Lévy fâche (déjà) quelques uns de nos premiers abonnés
en écornant l'icône Jacques Martin
<http://arretsurimages.net/post/2007/09/15/Jacques-Martin-...>.
11:40 Publié dans liberté de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, liberté de presse, liberté, modem, bayrou, tf1
lundi, 03 septembre 2007
Le SNJ s'inquiète de la crédibilité du magazine politique présenté par la compagne du ministre des Affaires étrangères.
retour de vacances. L'été a été riche en nouvelles preues de la soumission de la presse française à Berluskozy.
Je reprends ou je vous avais laissé, avec cette superbe nouvelle :
Le nouveau magazine politique présenté sur France 3 par Christine Ockrent, compagne du ministre des Affaires étrangères, inquiète le Syndicat national des journalistes.
Le SNJ de la chaîne alerte, dans un communiqué publié lundi 3 septembre, sur “la question de la crédibilité de l'information et des équipes rédactionnelles“.
En cause: le fait qu'une conjointe d'un membre imminent (NDLR : sic, j'ai laissé l'ortographe du communiqué) de l'actuel gouvernement présente une émission à caractère purement politique.
France Télévision a annoncé la semaine dernière que ce nouveau programme, baptisé “Duel sur la 3“ serait diffusé le dimanche à 23h15.
Répercussions sur le contenu de l'émission
Le syndicat précise dans son document qu'il ne met pas en cause "les qualités et les compétences professionnelles" de la présentatrice de l'émission mais estime que la position dans laquelle la conjointe de Bernard Kouchner se trouve "ne peut pas ne pas avoir de répercussions sur le contenu de l'émission".
Retrait de Béatrice Schönberg & Marie Drucker
Le SNJ rappelle, par ailleurs, que deux journalistes de France Télévisions se sont retirées de la programmation pour “les mêmes raisons“, à savoir Béatrice Schönberg et Marie Drucker.
La première est l'épouse de Jean-Louis Borloo, actuel ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, et la seconde la compagne de l'ancien ministre François Baroin.
19:05 Publié dans liberté de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté de presse, bayrou, sarkozy, ockrent, démocratie, modem
jeudi, 26 juillet 2007
Qui veut la peau du Tour? (si c'est politique)
Après l'exclusion de quelques coureurs fautifs, et plutot que de s'en prendre aux tricheurs, une certaine presse (France Soir et Libé notamment...) annonce la mort du Tour de France.
Tiens tiens...
Rappelons que Le Tour est organisé par ASO, filiale du Groupe Amaury, propriétaire du Parisien, Aujourd'hui et l'Equipe.
A noter aussi que c'est le Parisien qui avait le mieux "couvert" Bayrou et sa demande de débat avec Ségolène entre les deux tours.
Rappelons aussi que Le Tour de France s'oppose à l'UCI qui voudrait organiser le cyclisme de manière "fermée" dans un système de franchises, comme le sport US ou la F1.
Je n'accuse pas les journalistes qui ont écrit ces articles, mais à tout le moins, les rédacteurs en chef qui ont choisi les titres des "Une" ne pouvait pas ignorer ce contexte politique et économique après les remous dans l'indépendance de la presse dont ce blog se fait l'écho.
Ils ont bien servi leurs actionnaires...
09:55 Publié dans liberté de presse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : liberté de presse, bayrou, sarkozy, modem
mercredi, 25 juillet 2007
Tour de France et poudre aux yeux
Pendant que le bon peuple s'extasie sur les prouesses de son Président à tout faire, ou s'indigne des piqures que de discrets médecins dévoyés injectent au petit matin aux coureurs cyclistes qui ne savent plus quoi faire pour tuer leur sport, le gouvernement travaille tranquillement...
Aucun risque d'être dénoncé par la presse : Marianne est marginalisé dans son rôle de seul trublion, et les autres sont à la botte de leurs propriétaires, topus plus ou moins liés à l'Empire.
Que nous concoctent les officines de l'UMP et du MEDEF? Mystère, presque absolu. On parle de "simplifier le droit du travail". Dur à croire que ce soit pour le meilleur...
A force de distribuer la soupe aux repentis de la gauche caviar, le génie de l'île de la Jatte a réussi à faire croire à sa subite conversion. Le chemin de Damas étant encombré de tueurs pyschopates mettant la dernière main à l'assassinat de la renaissance libanaise, il prend celui de Tripoli... Sera t il aveuglé par la Lumière?
Je vais vous paraître un tantinet suspicieux, mais j'ai encore du mal à y croire...
19:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, humour, sarkozy, empire, modem, bayrou, liberté de presse
mardi, 10 juillet 2007
Si c'est pas se moquer du monde !
Lu dans la Newsletter de Stratégies :
La Société des journalistes des Echos s'est déclarée «surprise et déçue» par les déclarations de Nicolas Sarkozy qui, dans une interview au JDD, a jugé «extraordinaire que les journalistes de La Tribune fassent grève pour que le journal ne soit pas vendu par Bernard Arnault et que ceux des Echos fassent grève le même jour pour que le journal ne soit pas racheté par Bernard Arnault»…
La politique de la poudre aux yeux... Sarkozy continue de nous prendre pour des c... en soulignant des pseudos-contradiction là où il n'y a qu'un combat : le pluralisme de l'information. Est-il normal que l'information économique soit contrôlée par un groupe dont les principaux intérêts se situent en dehors du monde de la presse, en lien avec les commandes de l'état et constituent l'une des valeurs les plus importantes du CAC40?
En somme doit on accepter que M. Arnault soit à la fois le juge d'instruction (la presse économique) et la partie (l'un des groupes les plus regardés de la cote boursière). Et la question étant d'autant plus cruciale que Bernard Arnault a été et sera encore l'acteur de manoeuvres financières d'envergure?
Il n'y a vraiment que Sarko, notre Empereur mal-aimé, pour faire semblant de ne pas voir l'enjeu...
11:00 Publié dans liberté de presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, liberté, liberté-de-presse, bayrou, empire
jeudi, 05 juillet 2007
IIIème Empire?
Marianne, l'un des rares journaux, sinon le seul, à ne pas appartenir à un intime de Sarko Ier, titre sur le IIème Empire. Loin de moi l'idée de nier la dérive monarchique de l'Etat-UMP. Les institutions de la 5ème république sont depuis longtemps celles d'une monarchie élective. Nulle part dans le Monde développé tant de pouvoirs réels sont entre les mains d'un seul homme. Le Parlement sera une chambre d'enregistrement, comme il l'est depuis 1962. Durant les cohabitations, il jouait aux godillots avec le premier ministre, c'était la seule différence, je le sais, j'y étais...
Je me demande au contraire si Napoléon III n'avait pas face à lui une opposition plus résolue (républicaine ou royaliste) et mieux organisée que Sarko. Je pense surtout que ses valeurs profondes étaient plus ancrées et qu'il avait un réel dessein pour la France, autre que celui de se maintenir à sa tête à tout pris. En tout cas, c'est tout de même sous son règne que les premières libertés syndicales sont apparues, sans compter l'élévation extraordinaire du niveau de la production, des conditions d'hygiène et en général du niveau de vie. Oui je sais, çà vous prend à rebrousse-poil les amis, mais je n'ai jamais dit que j'étais de gauche.
J'ai de sérieux doute quant à la volonté de Sarko de favoriser les syndicats, et c'est bien dommage. Des syndicats plus forts, représentant réellement les salariés, c'est plus un facteur de progrès qu'un frein. Des salariés désorganisés risquent au contraire de se retrouver unis dans la surenchère, voire la violence.
Dans les émeutiers, on trouve plus de jeunes salariés que de chômeurs... mais qui s'en souvient?
Tout cela nous amène loin, très loin, trop loin de l'idéal démocratique... Plus que jamais le politique est plus important que l'économique. Ce n'est que par une refondation de notre système politique que nous pourrons faire face aux problèmes avec efficacité.
D'ci là, dormez bien bonnes gens, TF1 vous berce...
12:45 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bayrou, politique


